La rubrique schizophrène : Je ne suis pas Zéro Déchet

Définition : Zero Waste est une démarche positive pour aller vers une société zéro gaspillage et zéro déchets, qui suppose la participation de toutes les composantes de la société.

En clair le zéro déchet pour un particulier ça veut dire quoi ? Ne plus produire aucun déchet ?
Non !
Il s’agit surtout de ne plus produire aucun déchet enfouissable, aucun déchet non valorisable et de réduire au maximum la partie recyclable.
Vous allez me dire que si c’est recyclable ce n’est pas grave … le problème c’est que le pourcentage de matière effectivement recyclée en France est très faible mais surtout que ces matières ne sont pas recyclables indéfiniment.

Si le sujet vous intéresse il y a de nombreux blog qui vous parleront de tout ça bien mieux que moi … je pense notamment à  la Greener Family,  My Slow Life ou bien évidemment la Famille zero dechet,et zero waste home (la super héroïne ZD de San Francisco ou alors c’est un Alien) que j’ai hâte d’aller écouter demain !

Donc concrètement on fait quoi ?
On vire la poubelle sous l’évier et dans la salle de bain, on installe un composteur, on a le droit d’emmener le verre au recyclage (le verre est ton ami) et éventuellement de sortir une fois par mois sa poubelle de cartons (on n’est pas des extrémistes quand même).

Voilà voilà ! FA-CI-LE !

Si vous me suivez sur ce blog, vous avez pu découvrir il y a quelques mois mes aventures de pesage de poubelles hebdomadaires (oui je sais ma vie est fascinante). J’ai mis en place depuis près d’un an de nombreux systèmes de réduction, voir suppression des déchets.

Donc aujourd’hui on en est où ? C’est bon ?

Ben on n’y est pas les gars !

En théorie j’ai tout bien compris … j’ai même trouvé des solutions de remplacement à quasiment tous les produits qui génèrent des déchets …

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Mais en pratique…. je sors toujours la poubelle !

Je dirai qu’environ 60% de notre consommation (famille de 4 Adultes / ados/adultes) est zéro déchet : achats en vrac des céréales, féculents, légumineuses, sucre, chocolat …. , utilisation de filets pour les fruits et légumes, passage à une alimentation quasi végétarienne, tri drastique dans la salle de bain et les produits ménagers et passage aux produits naturels

Les déchets restants se décomposent de la sorte :
40% (Honte absolue) de déchets compostables … qui partent à la poubelle …
40% générés par les filles à qui je n’impose pas la démarche (emballages, fournitures scolaires, …)
10% sont des déchets « résiduels » que je n’ai pas réussi à remplacer (type brique de crème végétale), papier du beurre, cigarettes (chuuuuut)
et 10% correspondent à du total pétage de plombs !

Tu veux un exemple quand je pète les plombs ?
Alors attends … que je me souvienne … ah ben oui ! Hier soir ! (hum hum)

Donc hier journée laborieuse dès le réveil (qui n’a pas sonné le traitre) puis longue journée de boulot. Tu rentres chez toi crevée avec l’appart en vrac, le panier à linge qui déborde, 4 ados à nourrir, dont un qui fête son anniv et un check de valise à faire pour fille 2 (vers 21 heures forcément c’est plus drôle) qui décolle pour Amsterdam à 3 heures de mat … tu le sens venir le carnage ?
Résultat des courses : 1 gâteau emballé dans du plastique et 3 pizzas dans du carton + plastique (soyons fous)

Alors oui j’aurai pu …
L’homme a même proposé de faire la pâte à pizza (Il m’agace des fois !).
Donc il aurait pu faire la pizza … pendant que je passais chez le fromager avec mon bocal chercher de la mozza, puis à biocoop chercher des olives, du chocolat et du sucre (oui c’est la dèche en plus dans les placards) … Si j’avais été prévoyante j’aurai même pu faire une sauce tomate le weekend dernier et stériliser des bocaux d’avance … Puis je serai rentrée, il aurait étalé la pâte pendant que j’aurai préparé un magnifique gâteau maison … (c’est beau hein ?)

Sauf que … en allant à l’encontre de mes principes j’ai réussi à m’affaler dans le canapé vers 22 heures et que très honnêtement hier je ne me voyais pas en faire beaucoup plus !
Parfois dans la vie il y a tes convictions et il y a la réalité.
Le zéro déchet je suis plus que convaincue ! C’est meilleur pour moi, pour les commerçants et pour la planète. Et d’ailleurs c’est même meilleur tout court, parce que les pizzas d’hier elles étaient quand même dégueulasses … seulement régulièrement je me loupe … je pense que ça arrivera de moins en moins, mais jamais, là, j’ai quand même un gros doute !

Je suis impatiente de voir la conférence de Béa Johnson demain parce que pour elle, tout à l’air si évident …. au début je me suis dit « ben voyons » elle nous prend pour des jambons, en fait la nuit elle va squatter la poubelle des voisins c’est pas possible autrement … et puis j’ai lu son livre, j’ai tenté des trucs et j’ai compris que c’était « possible » de viser le zéro déchet … mais ne JAMAIS dévier de sa route, ne jamais succomber à la tentation être toujours prête, équipée, prévoyante, organisée … ça m’épuise rien que d’y penser !!

Et toi ? tu en pense quoi du zéro déchet ? Tu est plutôt Lesswaste ou zerowaste ? ça te parait réalisable ?

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La rubrique schizophrène : Je ne suis pas Minimaliste

Définition : minimaliste masculin et féminin identiques : Qui se contente d’un minimum.

Voilà voilà on est bien avancé !
Donc pour arriver à définir ce qu’est un « minimaliste » ou ce qu’il « devrait » être il va donc falloir définir en quoi consiste le minimum.
Et déjà à ce stade on a un problème car le minimum de l’un est bien différent de celui de l’autre que ce soit en fonction des périodes (va comparer ton minimum à celui de ta grand mère au même âge …), des cultures, des aspirations personnelles.

On pourrait contourner le problème et parler de minimum vital : de quoi être abrité, pouvoir se vêtir, se nourrir et respecter les conditions d’hygiène mais il ne faut pas oublier que l’objectif du minimalisme est d’améliorer sa qualité de vie et non de vivre dans le dénuement total.

Qui n’a jamais rêvé de vivre d’amour et d’eau fraîche (allez je suis sympa je rajoute quelques noix de coco) sur une plage paradisiaque ?
Et bien voilà … c’est ça le minimalisme (ou du moins MON minimalisme) une sorte de graal, un absolu mais pas forcément le truc le plus réalisable du monde !

RIEN …. LE VIDE … du noir et du blanc
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Personnellement cette image me fascine !
Maintenant je veux bien concéder que ce soit difficile à appréhender dans une société qui nous incite à indexer notre bonheur sur le nombre de sacs ramenés de la virée shopping.

Je comprend aussi qu’on puisse trouver cette ambiance froide, austère, sans vie voir déprimante. Pour moi c’est juste un endroit calme (on peut éventuellement rajouter un canapé pour le confort mais on est tout de même pas mal !)

Autre domaine fétiche des minimalistes : les possessions « personnelles » et notamment les dressing, capsules ou tout ce que vous voudrez.

Est-ce que  cette penderie est suffisante ? Certainement …
Certains nomades digitaux parcourent le monde avec comme seules possessions le contenu d’un sac à dos de 7 litres (oui oui le fameux sac des ados au collège …)

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Dans l’absolu je veux quoi ?
Une mini surface habitable, pouvoir déplacer l’ensemble de mes affaires perso dans une valise, pouvoir déménager en une après midi à 2 et surtout ne tenir à rien que je ne puisse emmener avec moi à l’autre bout du monde.

En réalité j’ai quoi ?
Deux gosses … Non je plaisante ! Enfin quoi que …. il est évident que vivre en famille impose un minimum de concessions histoire que cela reste vivable pour tout le monde et d’autre part je ne peux pas exiger que chacun vive avec 4 t-shirts et 2 jeans …
Donc ok on va dire que j’ai une bonne excuse pour justifier le bordel qui règne encore dans les zones de non droit communes de la colloc l’appart.
Mais au niveau de mes affaires perso alors ?
Voir de notre chambre (puisque le z’amoureux cet être de lumière a depuis longtemps arrêté de lutter face à mes lubies) ? Je devrais avoir atteint mon objectif … une pièce vide, un matelas au sol, une penderie dépouillée ?
Et bien je n’y suis pas non plus !
Et là je me dit que je suis légèrement secouée comme nana !
Pourquoi je n’arrive pas à dégager ce qui reste et que j’estime superflu ?
A ce stade il me reste 2 problèmes :
Les meubles : je vais finir par avoir plus de meubles que de trucs à mettre dedans … des meubles vides et imposants, de l’électroménager (oui je parle de toi lave vaisselle inutilisé depuis 1 an) … mais je n’arrive pas à les virer … c’est LE gros point noir à l’heure actuelle ! Je me trouve toutes les excuses possibles ! Ils sont neufs, les filles pourraient en avoir besoin vu qu’on est à l’âge ou on joue aux chaises musicales appartements évolutifs, si dans quelques années je veux revendre c’est mieux de montrer qu’on a la place de blinder le truc de penderies et commodes ….
Les trucs « bien » mais en surnombre : Type j’ai 3 paires de tongs … oui oh ça va hein … je vous rappelle que j’ai eu plus de 100 paires de chaussures … je suis aujourd’hui à 15 paires tout compris mais avec plusieurs « doublons » type 3 paires de tongs, 3 paires d’escarpins, 2 paires de « rangers / bottes plates » 2 paires de bottines à talons du coup je pourrais très facilement réduire à moins de 10 : bottines à talons /rangers / baskets / Sandales talons / Tongs / Bottes talons / escarpins / chaussons mais je me dis aussi qu’il serait idiot de racheter des tongs l’année prochaine alors que celle que j’ai sont parfaites …

Alors voilà, aujourd’hui si pour beaucoup je suis minimaliste, je suis de mon point de vue très loin de ce que je souhaite atteindre …
Le point positif c’est qu’aujourd’hui tout ce qui est à la maison ou presque (sauf les meubles … hum hum …) est utile et utilisé … on progresse !
Et surtout je n’ai plus aucune velléité de consommation matérielle sans un réel besoin à satisfaire (besoin pour le quotidien de la maison ou « besoin » qui m’apporte une vraie amélioration de qualité de vie) … chaque achat est pesé et réfléchi, les objets en fin de vie ne sont plus systématiquement remplacés, du coup je me dit que ça prendra peut être encore un peu de temps mais que le processus de réduction est bien engagé et devrait continuer de lui-même !

La rubrique schizophrène : Introduction

Suite à plusieurs échanges sur Instagram, j’avais envie de faire un point sur différentes thématiques qui me tiennent à coeur.
Depuis quelques années maintenant mon mode de vie évolue. J’ai d’abord découvert le minimalisme, puis il y a environ un an j’ai appréhendé le végétarisme et le monde « magique » du zéro déchet. J’ai aussi vu passer une colonie de licorne mais ceci est un autre sujet !

Si on remonte quelques années plus loin dans ma vie, j’étais une consommatrice lambda, collectionneuse de chaussures à talons et de maquillage qui passait son samedi à l’hypermarché du coin et se nourrissait de steak tartare en se disant que c’était vachement trop compliqué pour elle de mettre sa bouteille de coca light au recyclage … Et clairement ça ne m’empêchait pas de dormir !

Est-ce que j’étais une connasse à l’époque ? Franchement je ne pense pas.
Je pense juste qu’il était plus simple de faire comme tout le monde et je n’avais pas pris conscience que changer de route pouvait m’emmener là ou je le souhaitais et pas juste au terminus de l’ensemble du troupeau.

Suis-je aujourd’hui un exemple ? Une sorte de sainte du dépouillement, une porte parole des animaux, la sauveuse de l’humanité grâce à ma poubelle au régime ? NON

D’ailleurs je vais vous avouer un truc : Je ne suis ni minimaliste, ni végétarienne, ni zéro déchet.

Ce que je suis ? Je suis au milieu de la route mais surtout je suis en accord avec mes convictions.
Le problème c’est que mes convictions ne sont pas les vôtres et que ce qui parait vachement bien pour certains, semble très insuffisant à d’autres.
La tolérance fait parfois un peu défaut dans ces domaines, tout simplement parce que ce sont des sujets qui touchent à des convictions profondes (le rapport à la société de consommation, le végétarisme ou véganisme, l’écologie) et que souvent on a envie de montrer que « nous » on fait « tout bien comme il faut ».
On se retrouve donc souvent avec une forme de « rivalité » sur le nombre de culottes que chacune possède, on détaille le contenus de l’assiette du voisin pour vérifier qu’il mange bien végé, bio et local et on scrute chaque photo pour mettre en avant le déchet qui aurait pu être évité (Commeeeeeeent ??!?? tu achètes encore du PQ ??!!?? mais c’est SO 2015 chérie ! ça ne te fais rien d’être responsable de la fin de l’humanité ?).

Tu connais la Légende du colibri dont le livre de Pierre Rabhi a tiré son nom ?

Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! »
Et le colibri lui répondit :« Je le sais, mais je fais ma part. »

Alors ne visons pas la perfection mais faisons chacun notre part et rien qu’en prenant conscience de ça il est possible de métamorphoser le monde tel que nous le connaissons aujourd’hui.

Et puis après tout … l’important c’est le voyage pas la destination ! Prêts à prendre la route ?