Le fantasme de ce que je ne suis pas …

Qui n’a jamais eu de rêves ? L’envie d’être différente ou juste un peu plus exceptionnelle que la moyenne.

Régulièrement au cours de notre vie, nous nous accrochons à des lubies parce qu’elles représentent ce que nous pensons être un idéal. Nous fantasmons notre propre vie, soit en s’accrochant à des activités du passé soit en extrapolant des comportements que ne nous correspondent pas.

Le chemin du minimalisme nous encourage alors à regarder clairement ce que nous sommes et dans quelle direction nous souhaitons nous orienter de façon réaliste.

Les fantasmes de ce que je ne suis pas, ce que je ne suis plus, ce que je ne deviendrai jamais :

  • Une sportive : après plusieurs années d’abonnements annuels abandonnés au bout de 2 mois, je viens enfin d’admettre que même le dernier sport à la mode ne me transformera pas en déesse du stade. Et si vraiment je me lève un matin avec une âme de sportive, je peux toujours enfiler des baskets et aller courir plutôt que d’acheter un équipement complet et un abonnement au club sélect de la ville.
  • Une cavalière. Je l’ai été mais je ne le suis plus. La vue de mon matériel ne me provoque pas de joie mais de l’amertume. Si l’envie revient un jour, il sera toujours temps d’aviser sans avoir supporter la vue de ces objets abandonnés depuis déjà 4 ans.
  • Une hôtesse et une cuisinière. J’invite rarement ou seulement quelques amis très proches. Si je peux apprécier par moment de réaliser une recette bien précise, cuisiner au quotidien ou pour une réception est pour moi une corvée. Vive le traiteur et la livraison à domicile 🙂 inutile donc de stocker vaisselle pour 12 personnes et recettes d’exception, ceux qui viennent chez moi viennent pour partager un moment et non pour diner dans un restaurant 3 étoiles !
  • Une mère parfaite … bon ça j’avoue j’ai abandonné l’idée assez rapidement … je n’ai pas conservé leurs affaires de bébé, je ne suis pas toujours disponible (bah oui j’ai une vie aussi), je ne concocte pas des petits repas chaque soir (de toutes façons 9 fois sur 10 elles préfèrent manger autre chose) mais je les aime, et je les aide à grandir et ça me suffit.
  • Une bombasse ! Oui bon ça c’est plus dur à accepter … je voudrai être d’une beauté foudroyante dès le premier orteil posé au sol au saut du lit, courir toute la journée sur des escarpins de 12 cm, avoir un corps sculptural (bah oui mais vu la motivation pour le sport c’est pas gagné), être en permanence coiffée, épilée, manucurée parfaitement … mais voilà le jean avec des bottes c’est plus confortable, le lisseur y a des matins où j’ai pas le temps, les ongles bah ça s’écaille (les bâtards) et les poils ça repousse (monde cruel). Je garde tout de même quelques panoplies de sexy lady pour les soirées parisiennes mais au quotidien ne rêvons pas … n’est pas Angelina Joly qui veut 🙂

Le minimalisme m’aura donc aidé à comprendre cela, je ne suis pas celle que je fantasme d’être, je suis moi, c’est déjà pas mal … ça m’occupe à plein temps 🙂

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Pourquoi le minimalisme

Pour clarifier ma relation aux objets : oui je suis une droguée des objets, à tel point que j’évite d’utiliser les objets que j’aime (oui oui c’est tordu …), car si je les utilise, ils vont s’user, donc je ne les aurai plus, donc je serai malheureuse (voilà voilà …) donc je ne les utilise pas ou le moins possible (histoire de voir si je suis malheureuse tout de suite). Je précise que cet étrange comportement est valable pour une grande majorité de mes possessions (vêtements et chaussures que je conserve pieusement jusqu’au jour ou ils ne me plaisent plus, produits de beauté que j’utilise pour les grandes occasions et qui du coup sont périmés au bout de 3 applications, vaisselle pour recevoir alors que je ne reçois quasiment jamais, j’ai encore ce weekend repêché un grille pain tout neuf pieusement entreposé dans mon cellier depuis 4 ans … verdict, défaillance électrique, il fait sauter les plombs de l’appart). Maintenant j’achète peu mais au moins j’en profite.

Pour calmer mes angoisses financières (bah oui une petite névrose ici aussi) ! Je veux arriver à un stade ou il me serait financièrement possible de racheter l’ensemble de mes possessions d’un coup (si une loi des séries sans fin s’abattait sur ma modeste demeure). Pour arriver à ce but ultime il faut également que l’ensemble de mes possessions corresponde à mes essentiels … est ce que je rachèterait une console de jeux en cas de redémarrage a zéro … non … mais bon ça je la garde encore un peu pour l’homme … lol. Cette approche financière calme aussi mes angoisses citées dans le point numéro 1, plus rien n’est grave, ce n’est QUE matériel.

Pour faire le ménage à la vitesse de Wonder Woman ! Je déteste la saleté mais je n’ai pas envie de consacrer ma vie à faire le ménage ! Une console vide se nettoie beaucoup plus vite que la même console avec bibelots, bougies, vase, papiers en tout genre … CQFD

Parce que finalement je ne suis pas plus heureuse avec 300 DVD et un disque dur multimédia, que le film qui me fait envie vient juste de sortir en salle et que me faire une toile sera un vrai moment de plaisir. Parce que je ne lisais pas avec une bibliothèque remplie et que je dévore tout ce qui me tombe sous la main depuis que je me suis séparée de ces livres « qu’il faudrait que je lise ».

Parce que je ne me sens jamais autant « MOI » qu’au bout du monde avec une petite valise.

Le destin de la boite vide

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Pas de publication ces derniers jours … et pour cause … j’écope !

Un dégât des eaux m’a fait prendre conscience si il en était encore besoin des contraintes de la possession.

 

Réflexions d’un esprit noyé torturé :

Ayant toujours aimé l’ordre, je collectionne assez facilement les boîtes … hors quand on minimalizzzzzze on vide des boîtes ! La question se pose alors du devenir de ces dites boîtes, qui, bien que charmantes ne pourraient éventuellement servir qu’à restocker des trésors du bordel (No way … vade rétro Satanas !).

Donc … ON JETTE LES BOITES !

Par contre quand toutes les boites seront jetées que faire de la boite ultime ? la boite qui contient toutes les boites ? Mon appartement !

Je peux en effet débarrasser des milliers d’objets, ne garder que le strict minimum pour m’éviter au maximum les contraintes matérielles, vivre avec un futon et une valise mais ce qui est le plus contraignant à posséder c’est bien notre logement (obligation d’assurance, risque de dégâts des eaux, d’incendie, travaux, factures, …).

J’ai fait le choix d’être propriétaire (à ce stade avec ma banque pour moitié) dans le but de justement me débarrasser de la charge financière du loyer ou crédit d’ici quelques années. Cependant les considérations matérielles et financières liées à ce logement ne s’arrêteront jamais (travaux dans la copropriété, rénovations, réparations, réflexion à d’éventuelles améliorations).

Je ne pense pas à ce stade que la location à long terme soit une meilleure option du fait des cumuls de loyers à perte et des soucis tout aussi réels pour le locataire en cas de dommage, de travaux long à réaliser, des histoires de cautions, de remise en état, de préavis ….

Finalement je ne vois de liberté sur ce plan que dans l’itinérance ou la location de meublés sur de courtes périodes. Je ne sais pas si ma vie prendra cette direction un jour, je ne sais pas si j’arriverai à ne pas avoir besoin d’un lieu défini pour me sentir chez moi.

Ce serai en tout cas un bel aboutissement de parcours minimaliste : que le monde entier soit chez moi !

 

 

Ma définition du minimaliste : I love consumerism

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Mon approche du minimalisme n’est pas en premier lieu celle de la décroissance mais plutôt celle d’une ultra-consommatrice.

Il faut en effet faire preuve d’un réel fétischisme des objets pour passer des jours, des semaines, des mois et des années à sélectionner, trier, lister ses possessions.

Le minimalisme est-il le chemin de la liberté ou un enfermement dans nos névroses … à suivre … la route sera longue !