Black Christmas

Black Friday … Cyber Monday …

Voilà nous y sommes, les enfants ont attaqué leur calendrier de l’avant, et l’activité principale de la population en weekend est de pousser un caddie si rempli que la CB risque le malaise.

Je parle en connaissance de cause … j’ai sacrifié 2 heures de mon samedi à cette noble cause obligatoire.

Et là j’ai dit stop ! Stop aux gens qui se bousculent des paquets plein les bras dans les boutiques du centre ville, aux grandes surfaces ou on ne parvient plus à ce faufiler entre les caddies bondés aussi bien de cadeaux que de nourriture, stop aux dizaines de mail de promotions exceptionnelles qui nous font dire qu’on ne peut pas rater cette affaire et que allez un cadeau de plus … stop à toute cette abondance jusqu’à l’écoeurement.

J’ai donc décidé de ne plus approcher d’un centre commercial, d’une grande surface pour faire mes courses ou d’une boutique de cadeaux jusqu’en 2015. Je me contenterai de la petite épicerie au coin de la rue pour quelques courses d’appoint et bye bye les 2 pleins mensuels qui tiennent à peine dans le coffre de la voiture. De toutes façons les placards sont pleins (comme toujours_ moment de solitude au retour de courses quand on s’aperçoit que non ça ne rentrera pas dans le congélateur) et comme indiqué j’ai une épicerie au bout de la rue … on ne mourra pas de faim normalement !

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LA ROUTE EST ENCORE LONGUE : MON SHOESING !

Petite incursion dans mes placards aujourd’hui, avec un thème hautement problématique me concernant … J’ai nommé : Mon shoesing !

Lorsque j’ai commencé ce voyage minimaliste je détenais plus de 50 paires de chaussures dont une grande majorité n’avaient jamais aperçu un trottoir (trop de talons, pas mon style, trop douloureuses et même trop petites _ oui j’ai déjà acheté des chaussures trop petites pour moi, peut être en espérant perdre une pointure, je ne sais pas). Enfin le constat est clair j’ai un vrai soucis avec les escarpins, les bottines, les peep toes, les sandales, les bottes, les baskets, les compensées, les groles en général quoi !

Faisons donc le point après quelques mois de simplification. Histoire de ne pas m’emmêler les stilettos, sont exclues de cette sélection les chaussures purement estivales qui sont rangées dans une boite en haut de l’armoire (elles doivent être 6 ou 7, tongs, sandales, …) et qui subiront mes foudres surement au mois de mars lorsque je m’envolerai vers des destinations plus clémentes 😉

Photo de famille donc :

20141004_162459Courage fuyons ! Il y a encore foule !

On commence par mes essentielles ! Les bottines à talons (pas trop haut) pratiques pour user le bitume au quotidien. Après un tri drastique, nous resterons donc pour l’instant à 4 paires : De gauche à droite : mes Texto cloutées adorées (mais qui commencent à fatiguer), mes Jeffrey Campbell Lita Spike (moins faciles à porter au quotidien mais tellement jolies), les petites nouvelles : bottines cavalières à talons Texto qui auront pour but de succéder aux premières en fin de vie et enfin une paire de petites bottines talon fin (je ne sais plus d’où elles viennent)

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Les chaussures de fifilles ensuite (oui on peut être minimaliste et aimer péter la night en mode girly) alors là il y a eut un tri drastique ! Il reste donc 6 paires, ce qui peut paraître beaucoup mais les 6 sont quasiment neuves et surtout … Surtout … je peux marcher avec ! Il serait donc dommage de se séparer de ces beautés ! Par contre interdiction formelle d’en racheter avant un bon moment !

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Regroupement de catégories : les bottes et baskets.

Nous avons donc, une paire de baskets compensées cloutées ASH, une paire de baskets Reebook, une paire de bottes beiges Paris Texas et une paire de botte noires Paris Texas.

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Elles sont virées : Ces 4 paires n’ont pas survécu à cet article et ne regagnent donc pas la penderie : Bottines beiges texto (impraticables) Très très mauvaise imitation de Jeffrey Campbell (dicton du jour : le faux c’est pas beau) Bottines poilues (mais pourquoi ai-je acheté ce truc ! un revival yeti peut être) et enfin les sandales italiennes orange … oui orange … no comment !

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Nous voilà donc à 14 paires de chaussures (sans compter celles d’été) sur plus de 40 paires à la base juste dans ces catégories. Je suis bien consciente que c’est encore énorme mais je ne souhaite pas pour autant me séparer d’article que j’aime et utilise. Le but sera par contre de ne pas les remplacer toutes quand leur heure sera venue !

Quel pourrait être mon shoesing minimaliste idéal ? Celui qui couvrirait mes besoins quelle que soit l’activité ou la saison …

2 paires de boots noires à talons larges (6/8 cm)
1 paire de bottes motarde noires plates
1 paire de bottes noires hautes à grand talon
2 paires de soirée (sandales, peep toes)
1 paire de baskets montantes
1 paire de baskets compensées (j’ai mal aux mollets quand je marche trop à plat)
1 paire de tongs
1 paire de compensées d’été

Ce qui ferait donc 10 paires, chaussures d’été incluses … to be continued 😉

Le fantasme de ce que je ne suis pas …

Qui n’a jamais eu de rêves ? L’envie d’être différente ou juste un peu plus exceptionnelle que la moyenne.

Régulièrement au cours de notre vie, nous nous accrochons à des lubies parce qu’elles représentent ce que nous pensons être un idéal. Nous fantasmons notre propre vie, soit en s’accrochant à des activités du passé soit en extrapolant des comportements que ne nous correspondent pas.

Le chemin du minimalisme nous encourage alors à regarder clairement ce que nous sommes et dans quelle direction nous souhaitons nous orienter de façon réaliste.

Les fantasmes de ce que je ne suis pas, ce que je ne suis plus, ce que je ne deviendrai jamais :

  • Une sportive : après plusieurs années d’abonnements annuels abandonnés au bout de 2 mois, je viens enfin d’admettre que même le dernier sport à la mode ne me transformera pas en déesse du stade. Et si vraiment je me lève un matin avec une âme de sportive, je peux toujours enfiler des baskets et aller courir plutôt que d’acheter un équipement complet et un abonnement au club sélect de la ville.
  • Une cavalière. Je l’ai été mais je ne le suis plus. La vue de mon matériel ne me provoque pas de joie mais de l’amertume. Si l’envie revient un jour, il sera toujours temps d’aviser sans avoir supporter la vue de ces objets abandonnés depuis déjà 4 ans.
  • Une hôtesse et une cuisinière. J’invite rarement ou seulement quelques amis très proches. Si je peux apprécier par moment de réaliser une recette bien précise, cuisiner au quotidien ou pour une réception est pour moi une corvée. Vive le traiteur et la livraison à domicile 🙂 inutile donc de stocker vaisselle pour 12 personnes et recettes d’exception, ceux qui viennent chez moi viennent pour partager un moment et non pour diner dans un restaurant 3 étoiles !
  • Une mère parfaite … bon ça j’avoue j’ai abandonné l’idée assez rapidement … je n’ai pas conservé leurs affaires de bébé, je ne suis pas toujours disponible (bah oui j’ai une vie aussi), je ne concocte pas des petits repas chaque soir (de toutes façons 9 fois sur 10 elles préfèrent manger autre chose) mais je les aime, et je les aide à grandir et ça me suffit.
  • Une bombasse ! Oui bon ça c’est plus dur à accepter … je voudrai être d’une beauté foudroyante dès le premier orteil posé au sol au saut du lit, courir toute la journée sur des escarpins de 12 cm, avoir un corps sculptural (bah oui mais vu la motivation pour le sport c’est pas gagné), être en permanence coiffée, épilée, manucurée parfaitement … mais voilà le jean avec des bottes c’est plus confortable, le lisseur y a des matins où j’ai pas le temps, les ongles bah ça s’écaille (les bâtards) et les poils ça repousse (monde cruel). Je garde tout de même quelques panoplies de sexy lady pour les soirées parisiennes mais au quotidien ne rêvons pas … n’est pas Angelina Joly qui veut 🙂

Le minimalisme m’aura donc aidé à comprendre cela, je ne suis pas celle que je fantasme d’être, je suis moi, c’est déjà pas mal … ça m’occupe à plein temps 🙂

Pourquoi le minimalisme

Pour clarifier ma relation aux objets : oui je suis une droguée des objets, à tel point que j’évite d’utiliser les objets que j’aime (oui oui c’est tordu …), car si je les utilise, ils vont s’user, donc je ne les aurai plus, donc je serai malheureuse (voilà voilà …) donc je ne les utilise pas ou le moins possible (histoire de voir si je suis malheureuse tout de suite). Je précise que cet étrange comportement est valable pour une grande majorité de mes possessions (vêtements et chaussures que je conserve pieusement jusqu’au jour ou ils ne me plaisent plus, produits de beauté que j’utilise pour les grandes occasions et qui du coup sont périmés au bout de 3 applications, vaisselle pour recevoir alors que je ne reçois quasiment jamais, j’ai encore ce weekend repêché un grille pain tout neuf pieusement entreposé dans mon cellier depuis 4 ans … verdict, défaillance électrique, il fait sauter les plombs de l’appart). Maintenant j’achète peu mais au moins j’en profite.

Pour calmer mes angoisses financières (bah oui une petite névrose ici aussi) ! Je veux arriver à un stade ou il me serait financièrement possible de racheter l’ensemble de mes possessions d’un coup (si une loi des séries sans fin s’abattait sur ma modeste demeure). Pour arriver à ce but ultime il faut également que l’ensemble de mes possessions corresponde à mes essentiels … est ce que je rachèterait une console de jeux en cas de redémarrage a zéro … non … mais bon ça je la garde encore un peu pour l’homme … lol. Cette approche financière calme aussi mes angoisses citées dans le point numéro 1, plus rien n’est grave, ce n’est QUE matériel.

Pour faire le ménage à la vitesse de Wonder Woman ! Je déteste la saleté mais je n’ai pas envie de consacrer ma vie à faire le ménage ! Une console vide se nettoie beaucoup plus vite que la même console avec bibelots, bougies, vase, papiers en tout genre … CQFD

Parce que finalement je ne suis pas plus heureuse avec 300 DVD et un disque dur multimédia, que le film qui me fait envie vient juste de sortir en salle et que me faire une toile sera un vrai moment de plaisir. Parce que je ne lisais pas avec une bibliothèque remplie et que je dévore tout ce qui me tombe sous la main depuis que je me suis séparée de ces livres « qu’il faudrait que je lise ».

Parce que je ne me sens jamais autant « MOI » qu’au bout du monde avec une petite valise.