Minimalisme et centre commercial

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Et oui avec deux filles de 16 & 18 ans, et même en pleine introspection minimaliste, il est parfois difficile de renoncer au sacro saint dimanche shopping dans un temple du consumérisme …

Hier donc, nous voilà partis, avec le z’amoureux et 3 ados dans le coffre sur la banquette arrière, vers Aéroville, le centre commercial situé sur l’enceinte de l’aéroport Charles de Gaulle.

 

Quelques améliorations par rapport à avant :

Nous sommes allés « shopper » juste avant les soldes … pas malin me direz-vous … et bien si car nous avons constaté que pendant les soldes nous faisons plus d’erreurs d’achat, juste attirés par le prix, ou parce qu’il n’y a plus ce qu’on cherche et que ça fera l’affaire, alors qu’en fait non le « presque parfait » reste toujours au fonds des placards !

Autre amélioration une séance de tri des armoires avant le shopping et une synthèse des besoins de chacun (type de pièces, quantités, …)

Verdict de cette journée shopping :

Je n’ai pas dérogé de ma liste de besoins (besoin est un bien grand mot … disons à ce que je jugeai utile), à savoir 3 débardeurs noirs, 1 jean, 1 fouta et 1,5 maillot de bain (2 bas et un haut).

Pour chacun de ces objets achetés, un article similaire est sorti de mon armoire (3 débardeurs, 1 jean, 1 drap de plage et 1,5 maillot de bain !)

J’ai un réel problème avec les quantités et je ne sais pas combien est « assez ». L’exemple type est les maillots de bain j’en ai jeté pas mal mais il m’en reste encore beaucoup. N’étant pas forcément à l’aise dans ce type de vêtements je trouve difficilement des modèles qui me plaisent, du coup n’avoir qu’un modèle et racheter en urgence si besoin me pose un vrai soucis.

J’ai par contre des envies irrésistibles de racheter des articles que je possède déjà et qui me plaisent, j’ai racheté un jean similaire à celui que j’ai déjà et j’ai luté pour ne pas racheter ma grande écharpe noire qui me sert aussi bien de foulard, que de châle, que de paréo ou de serviette d’appoint en voyage. Comme si je risquais un jour de manquer de ces objets « parfaits ».

 

Névrosée moi ? Du tout du tout !

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Le destin de la boite vide

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Pas de publication ces derniers jours … et pour cause … j’écope !

Un dégât des eaux m’a fait prendre conscience si il en était encore besoin des contraintes de la possession.

 

Réflexions d’un esprit noyé torturé :

Ayant toujours aimé l’ordre, je collectionne assez facilement les boîtes … hors quand on minimalizzzzzze on vide des boîtes ! La question se pose alors du devenir de ces dites boîtes, qui, bien que charmantes ne pourraient éventuellement servir qu’à restocker des trésors du bordel (No way … vade rétro Satanas !).

Donc … ON JETTE LES BOITES !

Par contre quand toutes les boites seront jetées que faire de la boite ultime ? la boite qui contient toutes les boites ? Mon appartement !

Je peux en effet débarrasser des milliers d’objets, ne garder que le strict minimum pour m’éviter au maximum les contraintes matérielles, vivre avec un futon et une valise mais ce qui est le plus contraignant à posséder c’est bien notre logement (obligation d’assurance, risque de dégâts des eaux, d’incendie, travaux, factures, …).

J’ai fait le choix d’être propriétaire (à ce stade avec ma banque pour moitié) dans le but de justement me débarrasser de la charge financière du loyer ou crédit d’ici quelques années. Cependant les considérations matérielles et financières liées à ce logement ne s’arrêteront jamais (travaux dans la copropriété, rénovations, réparations, réflexion à d’éventuelles améliorations).

Je ne pense pas à ce stade que la location à long terme soit une meilleure option du fait des cumuls de loyers à perte et des soucis tout aussi réels pour le locataire en cas de dommage, de travaux long à réaliser, des histoires de cautions, de remise en état, de préavis ….

Finalement je ne vois de liberté sur ce plan que dans l’itinérance ou la location de meublés sur de courtes périodes. Je ne sais pas si ma vie prendra cette direction un jour, je ne sais pas si j’arriverai à ne pas avoir besoin d’un lieu défini pour me sentir chez moi.

Ce serai en tout cas un bel aboutissement de parcours minimaliste : que le monde entier soit chez moi !

 

 

Ma définition du minimaliste : I love consumerism

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Mon approche du minimalisme n’est pas en premier lieu celle de la décroissance mais plutôt celle d’une ultra-consommatrice.

Il faut en effet faire preuve d’un réel fétischisme des objets pour passer des jours, des semaines, des mois et des années à sélectionner, trier, lister ses possessions.

Le minimalisme est-il le chemin de la liberté ou un enfermement dans nos névroses … à suivre … la route sera longue !

L’origine du mal

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours eu une relation complexe aux objets.

Il ne s’agit pas de sentimentalisme à outrance puisque mes souvenirs doivent se résumer à 3 albums photos et que 2 fois déjà j’ai déménagé en vendant l’intégralité de mes meubles et en emmenant avec moi seulement quelques cartons d’objets personnels (en plus des enfants et autres poissons rouges bien évidemment)

Je ne suis donc aucunement une conservatrice passéiste vivant dans son musée mais plutôt une perfectionniste légèrement psychorigide qui a tendance à ne pas utiliser ce qu’elle aime mais à le conserver pour plus tard (c’est à dire pour le moment ou, au choix, la chose sera démodée, abimée, plus à mon gout, …) oui je sais … c’est navrant !

Le déclic de ma démarche minimaliste a eu lieu au mois de mars lors de mon voyage en Thaïlande. J’avais passé des semaines à préparer la valise idéale, à envisager toutes les éventualités, à craindre d’oublier quelque chose d’important.

Une fois sur place, je me suis pourtant aperçue que, comme à chaque fois, j’avais emmené beaucoup trop de choses et que finalement, tout ou presque pouvait se trouver sur place facilement, même au bout du monde.

Le fait de passer 2 semaines dans un univers si différent et avec pour seuls biens mes objets préférés, soigneusement sélectionnés pour gagner le droit d’entrer dans ma valise, m’a procuré une réelle sensation de liberté. Cette sensation, je l’avais ressentie une fois déjà, lorsque changeant radicalement de vie, j’avais atterrie provisoirement dans un studio d’une trentaine de m2 quittant une maison de 150m2.

Et là … le déclic ! Moins je possède de choses plus je les utilise et plus je les apprécie et surtout … plus je fais de choses.

Je viendrai donc sur ce blog régulièrement faire un compte rendu de mon cheminement sur les routes du minimalisme.