Pourquoi le minimalisme

Pour clarifier ma relation aux objets : oui je suis une droguée des objets, à tel point que j’évite d’utiliser les objets que j’aime (oui oui c’est tordu …), car si je les utilise, ils vont s’user, donc je ne les aurai plus, donc je serai malheureuse (voilà voilà …) donc je ne les utilise pas ou le moins possible (histoire de voir si je suis malheureuse tout de suite). Je précise que cet étrange comportement est valable pour une grande majorité de mes possessions (vêtements et chaussures que je conserve pieusement jusqu’au jour ou ils ne me plaisent plus, produits de beauté que j’utilise pour les grandes occasions et qui du coup sont périmés au bout de 3 applications, vaisselle pour recevoir alors que je ne reçois quasiment jamais, j’ai encore ce weekend repêché un grille pain tout neuf pieusement entreposé dans mon cellier depuis 4 ans … verdict, défaillance électrique, il fait sauter les plombs de l’appart). Maintenant j’achète peu mais au moins j’en profite.

Pour calmer mes angoisses financières (bah oui une petite névrose ici aussi) ! Je veux arriver à un stade ou il me serait financièrement possible de racheter l’ensemble de mes possessions d’un coup (si une loi des séries sans fin s’abattait sur ma modeste demeure). Pour arriver à ce but ultime il faut également que l’ensemble de mes possessions corresponde à mes essentiels … est ce que je rachèterait une console de jeux en cas de redémarrage a zéro … non … mais bon ça je la garde encore un peu pour l’homme … lol. Cette approche financière calme aussi mes angoisses citées dans le point numéro 1, plus rien n’est grave, ce n’est QUE matériel.

Pour faire le ménage à la vitesse de Wonder Woman ! Je déteste la saleté mais je n’ai pas envie de consacrer ma vie à faire le ménage ! Une console vide se nettoie beaucoup plus vite que la même console avec bibelots, bougies, vase, papiers en tout genre … CQFD

Parce que finalement je ne suis pas plus heureuse avec 300 DVD et un disque dur multimédia, que le film qui me fait envie vient juste de sortir en salle et que me faire une toile sera un vrai moment de plaisir. Parce que je ne lisais pas avec une bibliothèque remplie et que je dévore tout ce qui me tombe sous la main depuis que je me suis séparée de ces livres « qu’il faudrait que je lise ».

Parce que je ne me sens jamais autant « MOI » qu’au bout du monde avec une petite valise.

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Minimalisme et centre commercial

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Et oui avec deux filles de 16 & 18 ans, et même en pleine introspection minimaliste, il est parfois difficile de renoncer au sacro saint dimanche shopping dans un temple du consumérisme …

Hier donc, nous voilà partis, avec le z’amoureux et 3 ados dans le coffre sur la banquette arrière, vers Aéroville, le centre commercial situé sur l’enceinte de l’aéroport Charles de Gaulle.

 

Quelques améliorations par rapport à avant :

Nous sommes allés « shopper » juste avant les soldes … pas malin me direz-vous … et bien si car nous avons constaté que pendant les soldes nous faisons plus d’erreurs d’achat, juste attirés par le prix, ou parce qu’il n’y a plus ce qu’on cherche et que ça fera l’affaire, alors qu’en fait non le « presque parfait » reste toujours au fonds des placards !

Autre amélioration une séance de tri des armoires avant le shopping et une synthèse des besoins de chacun (type de pièces, quantités, …)

Verdict de cette journée shopping :

Je n’ai pas dérogé de ma liste de besoins (besoin est un bien grand mot … disons à ce que je jugeai utile), à savoir 3 débardeurs noirs, 1 jean, 1 fouta et 1,5 maillot de bain (2 bas et un haut).

Pour chacun de ces objets achetés, un article similaire est sorti de mon armoire (3 débardeurs, 1 jean, 1 drap de plage et 1,5 maillot de bain !)

J’ai un réel problème avec les quantités et je ne sais pas combien est « assez ». L’exemple type est les maillots de bain j’en ai jeté pas mal mais il m’en reste encore beaucoup. N’étant pas forcément à l’aise dans ce type de vêtements je trouve difficilement des modèles qui me plaisent, du coup n’avoir qu’un modèle et racheter en urgence si besoin me pose un vrai soucis.

J’ai par contre des envies irrésistibles de racheter des articles que je possède déjà et qui me plaisent, j’ai racheté un jean similaire à celui que j’ai déjà et j’ai luté pour ne pas racheter ma grande écharpe noire qui me sert aussi bien de foulard, que de châle, que de paréo ou de serviette d’appoint en voyage. Comme si je risquais un jour de manquer de ces objets « parfaits ».

 

Névrosée moi ? Du tout du tout !

Le destin de la boite vide

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Pas de publication ces derniers jours … et pour cause … j’écope !

Un dégât des eaux m’a fait prendre conscience si il en était encore besoin des contraintes de la possession.

 

Réflexions d’un esprit noyé torturé :

Ayant toujours aimé l’ordre, je collectionne assez facilement les boîtes … hors quand on minimalizzzzzze on vide des boîtes ! La question se pose alors du devenir de ces dites boîtes, qui, bien que charmantes ne pourraient éventuellement servir qu’à restocker des trésors du bordel (No way … vade rétro Satanas !).

Donc … ON JETTE LES BOITES !

Par contre quand toutes les boites seront jetées que faire de la boite ultime ? la boite qui contient toutes les boites ? Mon appartement !

Je peux en effet débarrasser des milliers d’objets, ne garder que le strict minimum pour m’éviter au maximum les contraintes matérielles, vivre avec un futon et une valise mais ce qui est le plus contraignant à posséder c’est bien notre logement (obligation d’assurance, risque de dégâts des eaux, d’incendie, travaux, factures, …).

J’ai fait le choix d’être propriétaire (à ce stade avec ma banque pour moitié) dans le but de justement me débarrasser de la charge financière du loyer ou crédit d’ici quelques années. Cependant les considérations matérielles et financières liées à ce logement ne s’arrêteront jamais (travaux dans la copropriété, rénovations, réparations, réflexion à d’éventuelles améliorations).

Je ne pense pas à ce stade que la location à long terme soit une meilleure option du fait des cumuls de loyers à perte et des soucis tout aussi réels pour le locataire en cas de dommage, de travaux long à réaliser, des histoires de cautions, de remise en état, de préavis ….

Finalement je ne vois de liberté sur ce plan que dans l’itinérance ou la location de meublés sur de courtes périodes. Je ne sais pas si ma vie prendra cette direction un jour, je ne sais pas si j’arriverai à ne pas avoir besoin d’un lieu défini pour me sentir chez moi.

Ce serai en tout cas un bel aboutissement de parcours minimaliste : que le monde entier soit chez moi !

 

 

Ma définition du minimaliste : I love consumerism

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Mon approche du minimalisme n’est pas en premier lieu celle de la décroissance mais plutôt celle d’une ultra-consommatrice.

Il faut en effet faire preuve d’un réel fétischisme des objets pour passer des jours, des semaines, des mois et des années à sélectionner, trier, lister ses possessions.

Le minimalisme est-il le chemin de la liberté ou un enfermement dans nos névroses … à suivre … la route sera longue !