Archives du mot-clé vegetarisme

Comment je ne vais PAS sauver le monde

Pourtant je fais ma part.

Vous savez comme le colibri
(Et je suis phobique des oiseaux c’est un comble !)

Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt.
Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre.
Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu.
Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit :
« Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! »
Et le colibri lui répondit :« Je le sais, mais je fais ma part. » Lire la suite Comment je ne vais PAS sauver le monde

Publicités

Le test de la semaine N°4 : Faut-il manger les animaux ?

IMG_20150906_180104

Cette rubrique est en fait un beau bazar, mais elle est le reflet de mon évolution et des choses qui se mettent petit à petit en place dans mon quotidien, depuis que je suis attentive à ma façon de vivre et que j’ai décidé de ne plus subir un mode de pensée généraliste mais bien de me poser des questions sur les sujets qui m’interpellent.

J’ai toujours mangé de la viande, même de la viande crue (appelez moi Hannibal) et des trucs mignons (oui parfaitement j’ai bouffé Pan Pan … je vais me faire lyncher par les végétariens … lol) !
Allez savoir pourquoi mes seules limites étaient le cheval (peut être un lien avec plus de 20 ans de pratique de l’équitation) et le kangourou (là c’est un mystère par contre … j’ai jamais fait de kangourou je vous jure !).

Et puis fin août j’ai lu ce bouquin et depuis un mois je n’ai pas mangé quoi que ce soit de carné …

Non je ne suis pas végétarienne ! ou alors pesco (enfin semi pesco …) ovo lacto flexitarienne mais comme ça fait trop long à expliquer quand on m’invite à manger, on va juste dire que je suis devenue chiante à table !

J’ai donc pris ce livre dans les rayons de la bibliothèque par pure curiosité et en me disant que je n’arriverai jamais au bout (je m’attendais à un plaidoyer larmoyant sur la beauté du petit veau… n’est pas Brigitte Bardot qui veut …), mais bon si t’essayes pas tu sais pas ! et ça n’engageait à rien, j’ai donc attaqué ce sujet épineux, et, d’entrée de jeux j’ai été agréablement surprise par le ton de l’ouvrage.

Faut-il manger les animaux ? La réponse à cette question semble implicite. D’ailleurs L’auteur se la pose dès le début de l’ouvrage. Nous viendrait-il à l’idée de manger notre chien ? Et pourtant l’homme a toujours mangé des animaux et le chien est un met apprécié dans certaines cultures.

Alors qui a raison ?

Jonathan Safran Foer nous explique qu’il est omnivore et que si ça conscience le titille parfois sur le bien fondé du végétarisme, son vécu, ses souvenirs, le caractère social de la nourriture le ramènent depuis des années systématiquement vers le poulet aux carottes de sa grand mère ou autre steak frites .

Il va donc mener une enquête ultra poussée pendant 3 années, d’élevages industriels en abattoirs, il rencontre également des éleveurs traditionnels qui cherchent des solutions face à un système qui se généralise et au monopole de l’abattage industriel, et des opposants au marché de la viande qui l’entrainent dans des visites nocturnes dans cet univers surréaliste.

L’enquête aborde 2 aspects distincts de la consommation de viande : Il est question du spécisme  et de la souffrance que l’homme inflige aux animaux juste parce qu’il pense en avoir la légitimité, mais également des enjeux du changement climatique global et de la pression démographique et alimentaire.

On ne peut bien évidemment rester insensible aux descriptions ultra violentes des traitements infligés aux animaux, mais ce livre met également en lumière avec une brutalité incroyable le drame écologique et humanitaire que notre consommation de viande engendre.

Ce modèle économique, l’industrialisation à outrance qui était supposée mettre de la viande dans chaque assiette pour le bien être de tous est en fait un carnage, une aberration qu’on ne veut pas voir.

Ce que nous mangeons n’a plus rien de naturel, les risques sanitaires augmentent plus vite que les doses d’antibiotiques qu’on nous fait ingurgiter et surtout les disparités se creusent entre les populations, l’humanité dans sa globalité ne pourra jamais être nourrie si on ne brise pas ce schéma, au contraire les écarts grandiront encore.

Au final ce livre ne prêche pas pour le végétarisme, si vous voulez manger de la viande, faites le ! mais sachez au moins ce que vous mangez et les conséquences sur l’environnement.

Changement d’alimentation, de quantité consommé, de qualité de produit acheté … à chacun de faire ses choix, mais une chose est sûre, après cette lecture on ne peut plus faire comme si on ne savait pas !

Si vous avez lu ce livre aussi (ou d’autres sur ce sujet d’ailleurs), j’aimerai bien avoir votre ressenti sur la question !