Aversion à la perte, aversion à la dépossession

Je viens de découvrir au hasard de lectures, un concept qui selon moi explique très bien notre attachement irraisonné à nos possessions. Il s’agit du principe d’aversion à la perte.

Pourquoi je vous parle de ça maintenant ? Parce que cette semaine j’ai accroché ma voiture en me rendant à l’hôpital (cette phrase à elle seule résume ma journée de rêve … lol). Donc en passant sous un portique, j’ai mal visé et rayé et enfoncé le côté passager.

J’ai ressenti un réel sentiment de malaise, j’étais triste, je m’en voulais. J’ai donc essayé d’analyser de plus près les impacts de cet accrochage.

Ma voiture a 7 ans, il était prévu que je la change cette année, mais elle fonctionne très bien, ne m’a jamais posé le moindre souci et j’ai donc décidé de la conserver tant que la mécanique me donne satisfaction. Cet accrochage ne change donc absolument rien à mes plans, ne me met pas dans une situation financière difficile et n’a qu’un léger impact sur l’aspect visuel de la bête dont au final je me fout royalement.

Je me suis donc conditionnée à réagir de la sorte parce qu’abimer sa voiture est « sensé » être grave, l’homme étant programmé pour ressentir l’aversion à la perte.

Ce principe met en avant la douleur ressentie par l’humain en cas de dépossession d’un de ses biens. Le problème est que cette douleur est bien supérieure au plaisir qui a été ressenti lors que l’acquisition du même bien.

L’explication de cette réaction exacerbée remonterait à l’âge des cavernes (tout de même) ou l’homme était programmé à amasser pour survivre.

Bien qu’aujourd’hui la plupart de nos possessions n’ont aucun impact sur notre survie, ce réflexe a été bien ancré et ressurgit régulièrement en cas de casse ou dépossession.

Cette situation est d’autant plus dommage que comme vu plus haut, le plaisir éprouvé à l’origine n’est pas à la hauteur de l’émotion négative générée par la suite (énergie consacrée à l’entretien de la chose, stress et peine en cas de casse ou perte). L’acquisition serait donc systématiquement une action négative du fait de ce comportement irrationnel.

Ce principe d’aversion à la perte explique à lui seul l’intérêt du minimalisme, moins nous avons de possessions et moins nous risquons la dépossession ! CQFD !

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Une réflexion sur “Aversion à la perte, aversion à la dépossession

  1. Je ne connaissais pas du tout le concept d’aversion à la perte, mais c’est un point de vue intéressant! Et quand j’y réfléchis, ça c’est tout à fait vérifié dans ma vie! Pour un objet que j’ai acquis, j’en ai été contente pendant 2 minutes après l’acquisition maximum, puis au moment de sa perte / sa dégradation, j’ai été « triste » pendant 1 heure!
    Ça mérite introspection!

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